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  • Mercredi 2 septembre 2020

    La difficulté de s’aimer :  l’autre, les autres, soi…
    dans un monde anxiogène et exhibitionniste

    Papy Germain, un guérisseur à l’ancienne disait  : « Nul n’est parfait sur cette terre : l’on est toujours consciemment ou pas le méchant de quelqu’un. »

    Parfois, je suis tentée de juger – donc de condamner – l’autre, les autres et moi. Heureusement, je me ravise presque aussitôt.
    En cette rentrée, je m’abstiens de penser ou de dire du mal de tous ceux qui ne font pas toujours attention aux gestes barrières. Et surtout, je n’imagine même pas un instant que ce sont forcément « les jeunes ».

    Anxiogène est le mot de la rentrée pour beaucoup.
    Exhibitionniste est ce qui peut qualifier les nombreux échanges des réseaux sociaux : je fais attention, il ne fait pas attention, j’aime, je n’aime pas, oh la honte / pas bien / vilain / méchant… Après, on organise le rassemblement, le bannisement, les applaudissements, la honte, la peur, l’appartenance, l’exclusion, etc.

    Que cela ne nous empêche pas de penser par nous même avec bonté et ouverture.

  • Mardi 30 juin 2020

    Le succès ne réside pas dans le nombre de batailles gagnées

    Théun Mares écrit : « Quand le guerrier échoue dans un quelconque domaine de sa quête de la connaissance, il n’est pas vaincu, car en suivant la voie de la connaissance, nous disputons beaucoup de batailles – certaines que nous gagnons, d’autres que nous perdons. Le succès ne réside pas dans le nombre de batailles gagnées, mais dans la façon dont nous nous sommes battus. »

    Que de sagessse Toltèque dans cet aphorisme !

    Je partage cela d’autant plus que je suis – avec Pierre Bottemanne – la traductrice de son premier livre, Le Retour des Guerriers. Les autres suivront. Acheter sur Amazon.fr

    Je suis profondément touchée d’avoir eu cet honneur car Théun Mares (1952-2011) vaut plus qu’un détour. Je souhaite que la traduction de son œuvre en français permette de le faire connaître dans les pays francophones.

    N’hésitez pas à partager vos sentiments en passant par Le formulaire de contact.

  • Mercredi 10 juin 2020

    Dérive : Ces publicistes qui font passer les parents pour des…

    Deux exemples

    Monsieur prépare le dîner avec son fils. Le pauvre (!), il a le bras en écharpe et son fils s’en soucie. Mais surprise, le « papa » va très bien, il voulait juste retenir son fils et l’avoir pour lui. Mais, la tromperie est découverte lorsqu’il rattrape habilement une balle…

    Mademoiselle va en scooter chez sa grand-mère qui a « besoin » d’elle. Mais on découvre en fin de spot, qu’en fait, « ça a marché », la manipulation pour faire venir la jeune étudiante. Non seulement, cela a marché, de plus, ce fut organisé conjointement avec lune autre mère. Deux générations de mère se sont alliées pour embobiner la petite fille.

    Troisième exemple,

    Pas de mensonge, mais des parents tout autant irresponsables et incapables !

    L’enfant engueule son père « t’attends quoi pour… » quand papa rentre avec les packs d’eau… La machine à faire de l’eau gazéîfiée est tellement mieux pour la planète ! Electrique, ou cylindre de gaz rechargeable, ou…

    Et le papa a tellement de joie à porter et polluer la planète !

    Les enfants donnent des leçons aux parents,

    incapables, menteurs, irresponsables.

  • Mercredi 13 mai 2020

    Nous sommes bien plus que notre corps physique

    Comme l’a si bien dit et exploré Robert Monroe. Ne nous réduisons pas à des corps ambulants dans une incertitude qui ressemble à un entre deux. Un mètre de distance n’empêche pas l’intimité de la pensée et l’intimité tout court. La distance elle-même n’a pas à être distanciation. Comme si le mot distanciation était le contraire de promiscuité.

    La distance est une forme de respect et d’accueil en période de semi déconfinement.

    « Est-ce l’homme qui possède l’habitude ou l’habitude qui possède l’homme ? », titre d’un article sur le site du Collège des Bernardins. Bizarrement, il me semble que cette phrase est une énigme depuis que j’ai vécu un confinement. Comme si cette expérience avait créé d’autres définitions de l’habitude. Lundi 11 mai, je suis allée à mon cabinet, cela faisait du bien, j’ai failli serrer la main à mon premier patient ! Ce n’était pas que de l’habitude : c’était de l’habitude et de l’envie, une pure envie et une joie de retrouver mon espace de travail, mon utilité sociale, ce travail que j’aime tant.

    Mais, heureusement, Je suis beaucoup plus que mon corps physique et nous nous sommes serrées la main tout au long de notre entretien, dans un entre deux psychique.

  • Samedi 25 avril 2020

    Comment vivez-vous cette période particulière ?
    Est-ce que votre rapport au temps a changé ?

    Nous sommes tous confrontés au seul présent et nous faisons l’expérience de : il n’y a que maintenant qui existe ! Comment mettre en œuvre des projets dans une temporalité indéterminée ?

    Nous pouvons jouer au futur comme lorsque nous étions enfants. Rappelez-vous : « quand je serai grand(e), je serai. . . »

    Nous pouvons aussi jouer au conditionnel : « si je n’étais pas confiné(e), je pourrais. . . »

    Nous n’avons effectivement, quelque soit notre condition sociale, queque soit notre couleur de peau, quelque soit notre âge, quelque soit notre nationalité, quelque soit … Nous tous n’avons aucune expérience de cette période. Un jour à la fois est ce qui bâtit la réalité quotidienne.

    Cette période inédite peut faire ressortir le pis de nous-même comme le meilleur. Pardonnons-nous nos égarements et nos faiblesses, essayons la compassion et la patience comme antidote à nos mouvements d’humeur. ET relativisons, nous en sommes tous là. ET nous y sommes tous ensemble.

    Débusquez la peur dans votre vie parce qu’elle est toujours mauvaise conseillère !
    Soyez tolérant(e) avec ceux et celles qui ne respectent pas tout à fait les consignes, à moins qu’elles ne vous mettent en danger vous-même !
    Peut-être qu’elles vous agacent car vous aimeriez faire de même. Donc, débusquez vos envies, vos frustrations ! Abstenez-vous de tout jugement – surtout en temps de guerre – contre l’ennemi invisible. Cet ennemi invisible, c’est vous aussi, c’est là, tapi au fond de vos tripes, de votre gorge, de votre cœur.

    A tous et toutes, courage. INVENTONS-ENSEMBLE LE PRESENT !